{...Mon piano...}

{...Mon piano...}
Pour mon anniversaire,il y a un petit moment déjà(février), j'ai eu un piano.Le piano,mon premier piano,rien qu'à moi...


"Dès que je le vis,j'oubliais tout...un piano magnifique,un écrin magique...
J'étais entièrement aspirée par le désir physique de jouer,avec la certitude que tout était à ma portée,qu'il était en mon pouvoir de repousser le seuil du possible...
J'avais en mémoire l'émotion qui m'avait foudroyée lorsque j'avais entendu pour la 1ère fois la 2ème sonate de Rachmaninov.
Dès les 1ères mesures,c'est un déferlement de notes,un remous de l'âme qui ne s'apaise jamais.

J'ai été tétanisée par cette ampleur,la formidable puissance avec laquelle cette sonate incarnait le monde de Dostoïevski,dans lequel je me plongeais chaque soir,dans les chambres laissées à l'abandon,et qui effaçait magiquement,page après page,mes maisons,les misères,les rues,les faubourgs et les mensonges..."

Hélène Grimaud

# Posté le mercredi 13 juin 2007 13:07

Modifié le samedi 08 mars 2008 14:03

{...Audition...}

{...Audition...}
Tout à l'heure c'était mon audition de violon...ma 1ère audition depuis 4 ans...4 longues passées loin de cet instrument,à le rejeter,lui en vouloir,le mépriser,le haïr de toutes mes forces...
J'ai commencé le violon à 5 ans et demi et j'ai tout arrêté à 11 ans...En partie parce-que pendant plusieurs années j'ai été incapable de prendre mon violon de le regarder,d'en voir ou d'en entendre un que ce soit en CD,à la radio ou où que ce soit d'autre...

Et puis je n'aurais pas repris de toute façon...dans ma ville ou aux alentours,comme profs de violon,il n'y avait que mon ancien prof,sa femme ou sa fille...
Et puis là,récemment, année,mon papa(qui est musicien également)a vu qu'une nouvelle prof avait pris sa place dans une des écoles où il enseignait auparavant...Je n'étais pas partante du tout...On peut même dire que c'était une très mauvaise surprise(il m'avait organisé un cours d"essai" avec elle! :s)

J'y suis quand même allée...et ça a assez bien marché! ^^

# Posté le mardi 12 juin 2007 17:27

Modifié le vendredi 27 juin 2008 17:14

{...L'oreille absolue...}

{...L'oreille absolue...}
De nombreux musiciens considèrent l'oreille absolue comme un don précieux. Et bien moi, je vais vous le dire, j'ai l'oreille absolue , et ce n'est pas pour autant que je m'en vante!!! Vous croyez que c'est plaisant d'entendre les notes que produisent le bris d'un verre ou le grincement d'une porte? Vous croyez que c'est facile de rester calme quand on entend un instrument hyper faux? Bien sûr pour les dictées, c'est vrai, c'est plutôt utile, mais est-ce que ce "don" ne servirait qu'à écrire les accords sur une portée? Ce qui m'énerve le plus, c'est que je ne peux pas écouter un seul morceau sans entendre chacune des notes qui le compose et me dire "Tiens, on est passé de ré Majeur à Sol# mineur" ou "Woua la trompette elle est mal accordée!! Alors, excusez moi, mais si vous dites que l'oreille absolue est facile à endurer...Pourtant, vous allez dire que c'est contradictoire avec ce que je viens de dire, mais...le fait d'entendre toutes ces notes colorées et pétillantes ( oui, c'est exactement ça!!! ) est tout bonnement MA-GNI-FI-QUE, si, si!!! Alors pour ceux qui ne savent pas ce que c'est réellement, voici les réponses aux questions que vous pouvez vous poser..."Quelle est son origine ? Peut-on l'acquérir ? Ce qui est gagné en efficacité n'est-il pas perdu en plaisir musical ?

Comment ça marche ?

Rappelons d'abord sommairement le principe actuellement admis de la perception des hauteurs. Dans notre oreille interne se trouve un organe capteur appelé le limaçon. En forme de spirale, il est couvert de cellules ciliées répondant chacune à une zone de fréquences particulière (selon la théorie d'Helmholtz) ---> bon, ok la partie théorie, on s'en fout. L'interprétation des fréquences, et donc de la mélodie, a lieu principalement dans la partie droite du cerveau, sa partie gauche traitant plutôt ce qui est langage. Partant du principe que le musicien doté de l'oreille absolue associe instantanément un nom de note (Fa, Sol, Ré...) à la hauteur qu'il perçoit, il est tentant de penser que ce don proviendrait d'une capacité à faire communiquer les deux parties du cerveau. Cette hypothèse est infirmée par le fait que certains chercheurs ont montré que le planum temporal - région du cortex - des "absolutistes" était beaucoup plus développé à gauche qu'à droite. Cette asymétrie est-elle innée ou acquise ? Nul ne le sait. Ceci étant dit, certains prétendent que de donner à son bébé une clochette en "La" le dotera à coup sûr de cet atout enviable.---> jusqu'à présent, personne n'a eu l'oreille absolue parce qu'il avait une clochette en "La" autour du cou ( excusez-moi, mais on est pas des vaches!!! ) Enfin, un chercheur américain a affirmé, en 1991, qu'il avait découvert des familles à oreille absolue : il semblerait donc que celle-ci se transmette comme un trait dominant de génération en génération. Le gêne correspondant serait présent chez un individu sur 1500, mais elle ne se manifesterait que pour un petit nombre d'entre eux.
L'oreille absolue serait donc un don, comme les yeux bleus ? Pas si simple ! D'autres études, statistiques celles-là, démontrent que 95% des musiciens doués de l'oreille absolue ont commencé la musique avant sept ans. A cet âge, le développement neuronal et cortical est encore en cours : on pourrait donc croire que l'oreille absolue s'acquiert. Jusqu'à un certain âge seulement : les faits montrent que d'aborder la musique après onze ans prive d'oreille absolue, et les adultes parvenant à l'acquérir après coup sont rarissimes. On a également remarqué que ce "don" était plus fréquent chez les musiciens non-voyants, dont l'ouïe est de toute façon beaucoup plus fine, oreille absolue ou pas. Enfin, la dégénérescence de l'oreille, à la suite de maladies du cerveau, peut avoir des conséquences dramatiques sur la perception des hauteurs. Par exemple, Gabriel Fauré, à la fin de sa vie, entendait tout atrocement faux, ce qui est un véritable supplice pour un compositeur. Certaines oreilles absolues voient leur référence baisser inexorablement avec l'âge, ce qui les conduit à tout percevoir trop haut...

Piano absolu et oreille absolue


Les dictées musicales sont, nous l'avons vu, un mets de choix pour les "absolutistes" (ben,oui c'est comme ça qu'on appelle ceux qui ont l'oreille absolue). Là où une oreille normale a besoin qu'on lui rappelle sans cesse le La de référence et travaille par comparaison entre cette référence et la note entendue, l'oreille absolue s'en passe allègrement. La plupart de ceux qui en sont dotés sont d'ailleurs capables de chanter à tout moment un La juste. Facile à vérifier : la tonalité du téléphone est un La 440 tout à fait précis.
Certains reconnaissent les variations spectrales, et non la hauteur. Par exemple, le spectre d'un son de corde à vide varie selon la tension de cette dernière. Ainsi, il n'est pas rare que des violonistes, entre autre, accordent leur instrument sans aide extérieure, du fait qu'ils aient développé une mémoire spectrale, a priori sans aucun rapport avec une mémoire des hauteurs. Dans le même ordre d'idées, d'autres instrumentistes sont spécialisés sur leur instrument : ils nomment instantanément les notes jouées au piano par exemple, mais restent cois dès qu'on les joue sur une trompette. Leur "oreille absolue" est en fait un analyseur de timbre très poussé.
Le nombre de notes reconnues simultanémént (accords) est également très variable. Des "phénomènes" analysent note par note des clusters atonaux comportant parfois plus de dix notes sans en rater une seule ! Plus fort encore, des "exceptions" décomposent même les bruits en suite de hauteurs, se plaignant dès qu'une porte grince, parce qu'elle n'est pas consonante !

Atout ou handicap ?

Cette analyse, involontaire certes, mais très fine et permanente, ne nuit-elle pas au plaisir musical ? En d'autres termes, aime-t-on encore écouter de la musique si l'on ne peut s'empêcher de l'entendre comme une suite de notes parfaitement identifiables ? A cela, on peut apporter plusieurs réponses. Premièrement, l'oreille absolue, très analytique, permet de suivre les polyphonies les plus complexes en temps réel, de reconnaître les sujets ou réponses d'une fugue instantanément, même transposés. Phil Collins adore accorder les fûts de sa batterie : subtilité qui passera inaperçue auprès de ceux qui ne reconnaissent pas les hauteurs. Dans ces deux cas, l'oreille absolue, loin de nuire au plaisir musical, y contribuera... Pour un ingénieur du son, sur le plan d'une écoute critique - justesse, problèmes d'accords entre instruments -, elle est également un plus incontestable.
Qu'en est-il de celui qui écoute de la musique de façon "récréative", nous direz vous ? S'il est vraiment "pris" par la musique, il désactivera automatiquement son oreille, ne se concentrera plus sur une suite de hauteurs, mais sur les lignes générales de la mélodie. S'il commence à mettre des notes sur ce qu'il entend, c'est qu'il s'ennuie... Un peu comme au cinéma : si le spectateur se met à guetter les faux raccords à l'arrière-plan, c'est que le film a quelque peu raté son objectif, qui était au départ de l'intéresser !
Par contre, une pénible gymnastique intellectuelle s'impose nécessairement à un instrumentiste doué de l'oreille absolue désireux d'apprendre à jouer d'un instrument transpositeur. Les notes qu'il entend ne correspondent pas à celles qui sont écrites (une clarinette en Si bémol émet cette note quand on joue un Do écrit sur la partition). De même, un organiste maudira son oreille absolue quand il devra transposer à vue l'accompagnement qu'il doit jouer, là où un musicien pourvu d'une oreille "ordinaire" décalera purement et simplement le clavier et jouera les notes habituelles, sans être le moins du monde dérangé par le fait que la touche Do produit un La... Une platine cassettes trop rapide mettra également au supplice notre auditeur, incapable de supporter une oeuvre connue entendue un quart de ton trop bas ! Les oreilles absolues fanatiques d'instruments d'époque sont très troublées par les diapasons à 415 Hz... On se demande d'ailleurs comment faisaient les instrumentistes affligés de l'oreille absolue à l'époque de Bach par exemple, où le diapason pouvait varier d'un ton d'une région à l'autre.
Michel Magne, Nat King Cole, Jacqueline Thibault et André Prévin (chef d'orchestre) la possèd(ai)ent. Mozart aussi, qui savait dès l'âge de trois ans rejouer de mémoire toute une sonate entendue une seule fois. Relativisons toutefois ce débat : la plupart des compositeurs de talent n'avaient pas l'oreille absolue. Cela tendrait à prouver, bien qu'elle jouisse d'un prestige certain parmi les musiciens, qu'elle n'en fait pas forcément des artistes...]

Article de cette sur le blog de cette demoiselle.. Clik ici!

# Posté le dimanche 10 juin 2007 17:55

Modifié le dimanche 30 décembre 2007 17:33

{...Citations...}

{...Citations...}
L'automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l'hiver. (George Sand)

De violon l'homme en vieillissant devient violoncelle puis contrebasse. (Gilbert Cesbron)

Je mets ensemble les notes qui s'aiment. (Mozart)

Après le silence, ce qui tend le plus à exprimer l'inexprimable, c'est la musique. (Aldous Huxley)

La musique est,de tous les arts, celui qui est veritablement compris et senti par le plus petit nombre de gens. (P. Lalo)

Il faut renaître une vie pour la peinture, une autre pour la musique, etc...En trois ou quatre cents ans, on pourrait peut-être se compléter. (Jules Renard)

La musique double la vie. (Sully Prudhomme)

Quelle musique, le silence! (Jean Anouilh)

Ce n'est pas un petit travail d'accorder sagesse et musique. (Alain)

La musique adoucit les moeurs. (Expression universelle)

Le plus nécessaire, le plus difficile et l'essentiel dans la musique, c'est le tempo. (Mozart)

Raconter un évènement, c'est faire connaître l'opéra par le livret seulement; mais si j'écrivais un roman, je tâcherais de différencier les musiques successives des jours. (Marcel Proust)

L'homme qui n'a pas de musique en soi et que n'émeut pas un concert de doux accords est capable de trahisons, de complots et de rapines. (Shakespeare)

Mes vocalises me font décoler, comme si j'étais sur un trampoline. (Jessye Norman)

Là où est la musique, il n'y a pas de place pour le mal. (Cervantès)

La musique suffit pour une existence, mais une existence ne suffit pas à la musique. (Rachmaninov)

Aimer la musique, c'est se garantir un quart de son bonheur. (Jules Renard)

Comme l'opéra serait merveilleux sans chanteur. (Rossini)

La musique vaut toutes les philosophies du monde. (Beethoven)

# Posté le dimanche 10 juin 2007 17:11

Modifié le dimanche 30 décembre 2007 17:34

{...Ma musique...}

{...Ma musique...}
Je me souviens de mon premier concert...
J'étais toute petite...
Et j'étais sur 1 nuage, à l'écoute des notes qui s'envolaient...c'était un écrin de grâce, l'instant du monde.
Je sentais la vibration, la pulsation, LA VIE!!!
Instant d'éternité...
La musique m'a donné des ailes...
I'm addicted to Music !
Le son naît du silence, si souvent absent, peut-être pour éviter de se poser les bonnes questions, de se rencontrer soi...
A tous ceux qui ressentent la même chose...

# Posté le dimanche 10 juin 2007 16:38

Modifié le vendredi 27 juin 2008 17:17